• PAS DU JEU

    Pas du Jeu, c'est ce que disent les enfants quand ils ne veulent plus se conformer aux règles. Cette exposition s'intéresse à la manière dont de jeunes artistes contemporains reprennent ou refusent les règles du jeu de l'art, les transforment et en créent de nouvelles, dans un processus de création, de re-création, et puisqu'il s'agit de jeu, de récréation.

    Tout a débuté sur une proposition de Mads Olesen, directeur du Manoir de la Ville de Martigny. Mads avait la volonté de répéter chaque année une exposition collective de jeunes artistes, une sorte de Printemps du Manoir qui permettrait de dresser des panoramas de la création actuelle. J'ai vu le Manoir comme le territoire d'un imaginaire, le contraire d'un White Cube, une maison que l'on imagine, forcément, avoir été remplie d'une vaste famille et avoir vu vivre, rire et rêver de nombreux enfants. L'envie est venue de jouer avec ces traces et de les prolonger.

    VERNISSAGE - PERFORMANCE
    vendredi 5 mars / 18h
    À l'occasion du vernissage de l'exposition, Ingrid Kaeser ouvrira son «Buro des voeux». Le public pourra lui confier ses voeux et pour certains un dessin sera réalisé.

    www.ingridkaeser.net
    CINEMA
    jeudi 25 mars / 20h
    I'm Not The Girl Who Misses Much
    Suisse, 1986, 5'00'' De Pipilotti Rist

    «Une cassette de survie à caractère d'exorcisme qui évoque une hystérie positive». Credits: Sound after “Happiness is a Warm Gun” by Lennon/McCartney. Thanks to School of Design Basel / René Pulver Directing, editing, camera, cast, sound: Pipilotti Rist


    Le petit fugitif
    Etats-Unis, 1953, 80'', De Ray Ashley, Morris Engel et Ruth Orkin

    Son traitement novateur de la peur et de l'émerveillement enfantins ont valu au Petit Fugitif une nomination aux Oscars®, dans la section « Meilleur scénario », et un Lion d'argent à Venise en 1953 partagé avec le prestigieux Les Contes de la lune vague après la pluie de Kenji Mizoguchi.

    En collaboration avec CinéMaNoir
    Entrée : 10CHF
    TABLE RONDE ET PERFOMANCES
    lundi 12 avril / 18h
    Dans le cadre de l'exposition Pas du Jeu, la curatrice Véronique Ribordy propose une table ronde sur le thème :

    L'art contemporain, pensum ou passion? Ou comment entrer dans le jeu de l'art contemporain. Comment passer du rejet au plaisir ? Quelles sont les conditions pour accéder et comprendre l'art contemporain ?

    Avec Rosa Turetsky, galeriste, Genève / Olivier Moeschler, sociologue, Lausanne / Jean-Paul Felley, centre culturel suisse, Paris, attitudes, Genève / Valentin Carron, plasticien, Martigny / Jeanne Pont, médiation et accueil des publics, Genève / Laurent Delaloye, collectionneur, rédacteur en chef GuideLoisirs, Lausanne

    Performances de Geneviève Favre et Gaspard Buma
    FINISSAGE - PERFORMANCE
    dimanche 18 avril / 14h-18h
    Ingrid Kaeser viendra clôturer les festivités de l'exposition Pas du Jeu en présentant une seconde performance: l'"échange de coeurs".
    Les visiteurs peuvent proposer un échange à l'artiste qui mettra en jeu des coeurs en tissu brodés. A chacun d'imaginer le présent, matériel ou immatériel, qu'il peut proposer pour obtenir un coeur. Le souvenir de cet échange sera archivé sous forme de dessin.

    www.ingridkaeser.net
    Visites guidées

    7 & 21 mars // 11 & 18 avril
    ou sur demande (027 721 22 30)
    newton 2007

    Delphine Reist / Marc Elsener / Le Gentil Garçon / Silvana Solivella / Stéphane Zaech / Sandrine Pelletier / Geneviève Favre-Petroff / Ingrid Kaeser / Alexandra Roussopoulos Vincent Kohler / Manon Bellet / Gaspard Buma / Alexia Turlin / Keiko Machida / Berclaz de Sierre / Maria Ceppi 

    Curatrice : Véronique Ribordy


  • Vincent Kohler

    Né en 1977. Vit et travaille à Lausanne


    Diplômé de l’Ecole cantonale d’art visuel de Lausanne (ECAL), Vincent Kohler se fait remarquer dès 2002 au Concours fédéral de Bâle et au Mamco à Genève qui lui achète sa Charlotte, fantaisie potagère autour de réminiscences enfantines, et les Saucisses (déjà ! cf. Bex&Arts 2008), détournement iconoclaste d’un bibelot japonisant.

    Par la suite, Vincent Kohler va démontrer son attirance pour le son, avec une boîte à musique géante qui menace de se désintégrer (Parquet, 2003) ou un buffet qui affiche bruyamment son indépendance (Chuchischächtli, 2004). Ces pièces traduisent sur le mode de l’humour les préoccupations d’un plasticien, batteur et percussionniste, intéressé par la musique aléatoire et l’art des suprématistes russes.

    www.vincentkohler.ch

    Gaspard Buma

    Né en 1975 dans le canton de Neuchâtel, vit et travaille à Lausanne


    Pour l’exposition Pas du jeu, Gaspard Buma propose « Callback », une « installation interactive». « Callback » projette ses entrelacs et construit un « mur végétatif ». En passant devant le projecteur, le spectateur influe sur le dessin. Le mur devient un être « intelligent », capable de jouer avec le spectateur. Il est doté d’un cerveau (le programme Rubyk) qui produit un dessin à partir de règles mathématiques. Le spectateur devient joueur, ou mieux encore, co-auteur de l’oeuvre.

    La formule de Marcel Duchamp est prise au pied de la lettre : « Ce sont les regardeurs qui font le tableau ».

    www.gaspardbuma.org

    Le Gentil Garçon

    Né le 1er novembre 1998 à Lyon


    Piocher dans l’œuvre du Gentil Garçon, c’est s’attarder dans un magasin de jouets particulièrement désirables. Le Gentil Garçon n’hésite pas à se servir directement dans les rayons, depuis « Hyper Jouet » en 1999 qui proposait une version innovante de l’ergonomie des jeux vidéos. Comme les enfants, Le Gentil Garçon aimerait «être dans la posture de faire les choses pour la première et la dernière fois, de garder la fraîcheur. »

    Pour l’exposition Pas du Jeu le Gentil Garçon propose « Newton », une sculpture qui expérimente « l’accident comme art et la gravité comme force... et un peu de fun aussi. »

    www.legentilgarcon.com

    Geneviève Favre Petroff

    Née en 1978, vit et travaille à Bournens


    Un grand arbre, c’était le souhait de Geneviève Favre Petroff pour travailler dans le parc du Manoir. L’arbre idéal existait, il semblait l’attendre. Le grand gingko qui accueille les visiteurs devant le Manoir lui a inspiré une installation lumineuse et sonore, ode au renouveau. Chaque point lumineux rappelle dans l’esprit de l’artiste la médecine chinoise et les points d’acupuncture.

    Les Chinois utilisent le gingko, l’arbre aux mille écus, pour ses vertus pharmaceutiques, en particulier pour soigner les affections pulmonaires. Cette installation, comme souvent chez cette artiste, a des connotations autobiographiques.

    www.genevievefavrepetroff.ch